
Lieu phare d’un de mes prochains romans
🔸 Cliquez ici pour découvrir cet article en version audio 🔸
En septembre, mon quatrième et petit dernier est rentré à l’école, après cinq années à n’aller à la crèche que le matin, et donc à partager tous ses débuts d’après-midi en tête à tête avec maman et papa. À noter qu’en Angleterre (où nous vivons depuis 2017), la pause cantine fait partie intégrante de l’instruction — aucun enfant ne rentre donc à la maison pendant la pause de midi. Ça faisait des mois que mon mari, lui aussi à son compte, me disait combien, d’une certaine façon, il avait hâte d’arriver à cette période où lui comme moi pourrions savourer un peu plus de temps à deux en milieu de journée. « Se poser au calme « , comme il dit, avant de reprendre nos activités de l’après-midi.
NB : J'ai des photos de ma dernière escapade en Écosse plein mon téléphone. Bien que ce ne soit pas l'objet principal de cet article, je me dis qu'il serait dommage de ne pas en profiter pour les partager ici, d'autant plus que l'Écosse aussi, fait partie du tourbillon de ma vie...
Effectivement, depuis septembre, plutôt que de bosser toute la matinée et de filer chercher numéro quatre à la crèche après avoir mangé sur le pouce, on déjeune à deux, souvent devant un épisode de série. Je confirme : ça fait du bien de lever un peu le pied après 13 ans à avoir été en mode « parents » activé la vaste majorité du temps. En théorie donc, depuis la rentrée scolaire 2025, j’ai un emploi du temps plus flexible et la possibilité de faire de vraies pauses — ce qui, auparavant, relevait de l’exception.
Eh ben vous savez quoi ? J’ai essayé. Je m’étais planifié des temps morts pour le mois de septembre, je m’étais même fait un devoir de ne rien caler côté pro ce mois-là. Je m’étais dit qu’il était temps que je ralentisse, d’autant plus après le rythme effréné des vacances d’été avec quatre garçons très en forme.
Bon.
Je pense que vous voyez déjà où je veux en venir et je confirme : ça n’a pas marché.
À l’exception du magnifique voyage solo en Écosse que j’avais planifié des mois auparavant, ce mois de septembre au ralenti m’a fait l’effet d’un cauchemar. Pas le genre de cauchemar où on se retrouve poursuivi par des monstres ou des zombies — non, non. Plutôt le genre où on veut avancer et qu’on se retrouve avec du plomb à la place des pieds. Des jambes engourdies quand on voudrait courir. Un couloir qui s’étend au fur et à mesure qu’on y avance. Un train immobilisé sur la voie alors qu’on est pressé d’arriver.
Je vous épargne d’autres métaphores, je pense que vous aurez saisi que ma vision du repos est manifestement bien éloignée de l’habituelle version « je me plante sur un transat au soleil avec un cocktail acidulé ». Peut-être même que la mienne, c’est l’inverse. Ce mois de septembre sans tout petit à la maison, sans impératif professionnel et sans travaux à entreprendre… eh bien, il m’a fait prendre conscience d’un truc qui ne surprendra sans doute pas mes amis : j’ai la phobie de l’inertie.

Lieu de naissance de la reine Mary Stuart
Quand j’y pense, je me dis que c’est quand même un peu tard pour m’en apercevoir, parce qu’au fond, ça ne date pas d’hier. À chaque fois que, dans ma vie, on m’a dit que je tirais sur la corde et qu’on m’a conseillé de me reposer, j’ai senti mon esprit se braquer, d’office. Et à moins d’être complètement explosée physiquement, quand je m’allonge pour récupérer, bien avant que le sommeil me plombe, c’est surtout un flot d’idées qui me vient. D’ailleurs, dormir, pour moi, ça s’est toujours apparenté à brancher mon corps sur secteur le temps de recharger mes batteries ; je le fais parce que j’y suis obligée, pas parce que ça me délasse. Du coup, quand je vais me coucher, je me concentre souvent sur le scénario d’une histoire ou de notre prochaine aventure en famille, parce que je sais qu’une fois endormie, mon cerveau tout aussi hyperactif de nuit va prendre le relais en roue libre, et faire le tri pour qu’au lever, je puisse tout noter, organiser, et passer à l’étape suivante. En gros : j’essaie d’exploiter jusqu’à mes moments d’inconscience !
Pour moi, le mot « repos » n’a pas vraiment la même définition que celle du dictionnaire. « L’arrêt du mouvement et de l’activité, dans le but de récupérer »… c’est paradoxal mais c’est probablement une des choses qui génère chez moi de l’angoisse bien plus que de la récupération.
Mon mois de septembre et son lot de « rien » m’a fait tourner en rond, je m’en suis trouvée agitée, dépossédée de cette adrénaline à laquelle je carbure, mon imaginaire s’en est trouvé frustré au plus haut point. Cet agenda plus aéré que jamais m’a finalement empêchée de jouir d’un quelconque repos physique ou mental. Le seul moyen que j’ai trouvé pour apaiser cette sensation de stagnation qui m’horripilait… ça a été d’ouvrir les notes de mon téléphone et d’y balancer en vrac une multitude de projets pro et perso. Certains plutôt réalisables que je pouvais démarrer dès mon retour d’Écosse (et je ne m’en suis pas privée, la création de ce blog en étant la preuve), d’autres beaucoup plus perchés… dans lesquels, peu après, je me suis quand même lancée.

Lieux de tournage de la série Outlander
Je me suis récemment amusée à compter mes projets en cours et… il y en 5 au compteur côté pro, 2 côté perso. Pas des moindres, et tous entamés ! Ça me fait du bien autant que ça m’accapare. Je m’y active en secret depuis des semaines déjà et… c’est assez jubilatoire en un sens de mijoter tout ça en catimini, sauf qu’à force ça devient frustrant, aussi ! Voilà pourquoi il se pourrait bien que tout prochainement, je vous en dévoile tout de même un peu…
« Thriving in chaos » — c’est une expression souvent utilisée au UK que j’adore bien qu’elle n’ait pas vraiment d’équivalent en français. Le plus proche étant probablement « prospérer » ou « s’épanouir » dans le chaos. Autant vous dire que ça me parle beaucoup ! Je suis de celles qui s’épanouissent et prennent follement leur pied dans les débordements d’idées et de possibilités, même déraisonnables ou impossibles de prime abord. Je semble être composée à parts égales de deux personnalités assez contraires… pour ne pas dire contradictoires.

D’un côté, je suis très organisée et proactive pour tout ce qui relève du nécessaire — la gestion d’un agenda forcément assez chargé quand on est une famille de six, et celle de mon agenda professionnel aussi qui me permet de planifier mon travail suffisamment bien et à l’avance pour accorder à mes romans le même degré d’attention.
De l’autre, je ne vis que pour l’inattendu, les défis, l’action. J’aime être bousculée dans mes habitudes juste parce que quelque chose d’impromptu attise ma curiosité au point qu’il m’arrive de tout mettre sans dessus dessous pour le caler quand même au programme — même si c’est fou, même si ça promet d’être crevant, même si c’est pas raisonnable.
Opposées, donc, et pas forcément faciles à suivre, ni pour tout le monde ni par moi-même parfois, mais… complémentaires. Mon côté raisonnable me pousse à toujours tout mettre en place pour faire fleurir mes idées, pour ne pas me laisser déborder au point d’abandonner. Mon côté impulsif, quant à lui, est un formidable antidote à l’ennui ! Il pimente mon quotidien, me pousse à me dépasser — et sans ça, je serais bien dépourvue de ma précieuse liste d’expériences extraordinaires, qui s’allonge un peu plus chaque année.

Qu’est-ce que ça a à voir avec l’écriture, vous me direz ? Tout. Absolument tout. J’ai sciemment choisi de vivre dans ce tourbillon que je canalise plus ou moins bien, et il m’arrive de pester quand il me propulse loin de ma zone de confort, c’est vrai. Mais c’est ce même tourbillon qui me colle des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux, qui me tient éloignée de cet ennui qui m’effraie tant. Ce tourbillon booste ma créativité, il donne constamment naissance à de nouveaux récits, de nouveaux personnages, de nouvelles péripéties, parfois directement tirées de celles qui jalonnent mon propre parcours.
Tout comme on a ardemment désiré chacun des enfants qui nous sont nés, chaque roman signé, chaque ligne rédigée et chaque idée folle que je finis par concrétiser me donne des ailes et l’inspiration qui va avec, comme la poussière de fée mêlée à une pensée agréable fait décoller les enfants perdus.

À l’exception de mon escapade écossaise, je n’ai donc pas franchement apprécié mon mois de septembre, c’est un fait. D’abord, parce que je n’étais pas forcément en paix avec le fait que c’était notre dernière première-rentrée et que j’ai du mal à voir les années ainsi filer, mais c’est un autre sujet. Ensuite, vous l’avez compris, parce que je n’avais pas d’os à ronger.
Peut-être que ça me passera avec l’âge, mais il est évident que je ne sais pas m’arrêter. Mon corps n’en est pas toujours ravi (et quand il me le fait savoir, je fais moins la maligne). Sauf que c’est plus fort que moi : j’ai un besoin impérieux d’être suffisamment occupée par ce qui m’enjaille pour ne pas me laisser gober par le vide et l’ennui — qui débouchent presque toujours sur des ruminations et de l’anxiété. Surfer constamment sur l’adrénaline, jongler entre les projets audacieux… c’est pas forcément la façon la plus recommandée d’évoluer, je vous l’accorde — mais c’est la mienne. Plus le temps passe, plus je constate que je ne m’épanouis jamais autant que quand je cumule et mets mes petites habitudes en danger.

(Confidence : j’ai adoré la première saison d’Outlander, à l’exception de la fin, qui m’a prise au dépourvu et fait complètement décrocher de la série même si j’ai zappé autant que j’ai pu. Par un élan de bravoure, j’ai vaguement tenté le début de la 2 après un moment mais il n’était presque plus question d’Écosse et c’était ce qui me plaisait le plus, manifestement… Jamie n’aura pas suffi.)
Bref, je me reposerai quand je serai morte. En attendant, je l’adore, le tourbillon d’ma vie. Le jour où vous me trouverez à bronzer sur une plage n’est pas arrivé. Si vraiment vous me croisez seule sur un transat en bord de mer, il y a plus de chances que j’aie le nez plongé dans un roman, occupée à recharger mon imaginaire autant que mon vocabulaire. Ou alors, vous m’y trouverez avec un carnet et un stylo à la main, en train de tracer les contours de mon formidable tourbillon de demain.

Un peu plus d'un an après sa première édition, je suis fière de vous annoncer que mon roman Sept Jours en Écosse vient de s'offrir une deuxième vie chez
France Loisirs !
Paré d'une toute nouvelle couverture et d'un format poche mais plus "chunky" pour un meilleur confort de lecture, il garde son prix tout doux de 9.99€.
Pour ma part je le trouve beaucoup
plus beau que la version originale,
et vous ?
Cliquez ici pour le découvrir

Le principal c’est que tu respectes ton mode de fonctionnement et tu ne tenteras peut-être plus de planifier une période « off » au risque de finalement ne pas apprécier du tout. 🤭
Moi personnellement j’apprécie ce genre de moments et j’aimerais en avoir plus souvent (mais ça c’est une autre histoire 😄).
Coucou !
Je n’avais pas eu le temps à la sortie de ton article, mais j’ai enfin eu quelques instants à moi pour te lire.
Et c’est fou ce que tes mots m’ont fait sourire. J’ai l’impression de vivre dans un bordel organisé à longueur de journée. Mes proches passent leur temps à me dire de me reposer et de prendre du temps juste à m’ennuyer mais c’est l’angoisse. Et j’ai à la fois un besoin d’être organisée et de savoir où je vais, ce que je fais et en même temps.. Je me sens incapable de respecter à la lettre tout ça tant j’ai besoin de me laisser porter par ce qui m’anime sur le moment..
Hâte de découvrir tes projets ! Comme toujours tu me diras !
Tes photos de l’Ecosse sont magnifiques, d’ailleurs le tartan te va très bien !
Prends soin de toi et de ta petite famille !
À bientôt !
Le principal c’est que tu te sentes bien et j’espère que tes projets verront le jour comme tu le souhaites. Je rêve d’aller en Ecosse et on roman m’y a fait aller, j’y étais tellement bien ! (@chat.de.l.ocean) Je voudrais te voir debout avec cette jupe majestueuse, elle paraît si immense ! 😍
Coucou Sophie ! 🧡
Je te souhaite d’aller un jour en Écosse en vrai de vrai, tu verras c’est époustouflant de beauté ! Quant à ma robe d’époque… en vrai quand j’étais debout j’avais l’ai tassée et minuscule tant le jupon était large et que je suis petite, haha ! ^^
Hello Melissa,
Première fois que je te laisse un message. Je te suis depuis 5 ans maintenant, j’ai commencé avec ton livresur la grossesse qui m’a beaucoup aidé pendant ma grossesse. Merci pour tous ces romans qui sont juste incroyable ainsi que ton blog qui est vraiment agréable à lire.
J’aimerai avoir ton courage partir comme ça toute seule. Mais je n’ose pas… En plus l’Ecosse fait partie de mes destinations à faire et tout ça grâce à toi et à Outlander 😉
Merci pour tout ce que tu fais au quotidien mais attention à ta santé. Depuis la découverte de mon cancer, je fais 2x plus attention.
A bientôt et j’espère un jour te voir à Genève 🙏
Belle soirée
Hello Liliane ! 🧡
Merci infiniment d’avoir sauté le cap de me laisser un petit mot, ça me fait si plaisir ! 🧡
Quant à partir voyager en solo, sincèrement la première fois a été à 50% de l’ordre du rêve éveillé, et à 50%… cauchemardesque ! J’avais très (TRÈS !) peur de partir seule, j’appréhendais énormément, et je culpabilisais, aussi. Mais une fois que je suis rentrée, j’étais si satisfaite et même fière d’avoir réussi à m’organiser et me débrouiller seule sur place pour ne suivre que mon propre rythme et mes envies ! C’est un challenge, c’est sûr, et je n’en aurais pas été capable 10 ans plus tôt, j’avais 32 ans quand j’ai sauté ce pas, mais je ne regrette pas le moins du monde, c’était formidable et ça m’a permis de me prouver à moi-même que j’en étais capable… du coup depuis, je fais ça au moins une fois par an !
Si jamais c’est une expérience qui te tente, je t’invite à prendre bieeeen le temps de noter ce qui te plairait, de t’organiser tranquillement et pas à pas, pour être fin prête le jour où tu te sentiras bel et bien de partir à l’aventure =)
Bonne journée 🧡🧡🧡
Mélissa, c’est dingue mais en te lisant, j’ai l’impression de plonger dans un de tes romans, au détour d’un chapitre où l’héroïne nous confierait le tourbillon de sa vie ! Qu’est-ce que j’aime te lire encore et encore ✨
Une de tes phrases m’a fait sourire, car c’était l’une des préférées de ma grand-mère quand on lui disait de s’asseoir un peu : « Roh, je me reposerai quand je serai morte ! ». Et un jour, mon grand-père, à l’inverse (à l’approche du mariage de ma sœur), nous avait sorti : « Il n’y a plus moyen de mourir en paix » (sous-entendant qu’il y avait toujours un truc à faire) ^^
En tout cas, quel bonheur de te retrouver sur ce blog !
Merci à toi de penser à nous au milieu de toute cette joyeuse énergie ✨
Je t’embrasse !
Charlotte
Coucou Charlotte ! 🧡
Haha, ravie de lire que ma vie a des airs de roman… en vrai c’est pas si loin de la réalité, tant le commun m’insupporte et que je fais toujours tout pour ajouter piment et insolite dans mes journées !
Je suis bien d’accord avec ta grand-mère en tout cas : je sais que la vie et courte et je m’efforcerai probablement toujours de tout faire pour rendre mes précieuses secondes, heures et années dignes d’être vécues.
Merci pour ton message et à bientôt ! 🧡
Merci pour ce post Mel.
Tes photos sont magnifiques. Je n’ai pas pu aller en Écosse cette année mais j’espère y retourner en 2026!
Je comprends totalement l’importance de ce tourbillon. Tu expliques tellement bien ce que tu ressens et ce que tu vis. J’adore la dernière phrase de ton post 🥰
L’inattendu, ce n’est pas trop mon truc. Je suis bien trop ‘fin stressée’ comme on dit chez moi. J’ai tellement besoin d’être dans mon cocon. Mais, j’essaie de faire des efforts et de pousser mes limites. Certains moments inattendus, ou en dehors de ma zone de confort, étaient magiques.
Bronzer sur la plage, ce n’est pas non plus mon truc. J’évite le soleil le plus possible 🫣
La nouvelle couverture est sublime. Je me demandais il y a quelques semaines quand elle allait sortir.
Hâte de savoir ce que tu nous caches.
Bonne soirée ✨
PS: je n’ai jamais lu ou vu Outlander xD
Coucou Hermione 🧡
Je te sais plutôt réfractaire à l’inconnu, mais j’ai aussi été témoin de ton courage pour saisir certaines occasions et ça avait l’air de plutôt te réussir 😉 Je trouve que tu as déjà fait beaucoup de chemin et je sais aussi bien que toi que chaque pas pour mieux te comprendre est un pas en avant. « Knowledge is power », you know? =)
Pour ce qui est de la nouvelle couv’ de 7JEE, merciiii ! Ça a été super long, je confirme, je n’y croyais plus pour tout te dire, mais finalement le roman est bien là et je le trouve beaucoup plus chouette dans cette nouvelle version, je suis trop contente ! 🧡🧡🧡
Hâte de vous en dévoiler + sur le reste, héhé. Et pour Outlander, ma foi quand on a vu l’Écosse de ses propres yeux, on peut s’en passer, je crois ^^
Oh j’aime beaucoup la nouvelle couverture de Sept jours en Ecosse, mais je n’arriverai pas à faire un choix parce que j’aimais beaucoup la première aussi 🙂
Ta vie est vachement remplie mais ça en fait de très bons romans, donc tant que ça marche c’est chouette ! Attention à ta santé quand même, mais ça j’imagine qu’on te l’a déjà dit 😉
Merci Laure ! Haha, oui, ma vie bien rempli est presque un roman en soi, avec beaucoup de tommes haha 😂 😂 😂 Ma santé, j’essaie d’y faire beaucoup + attention depuis cette année. C’est pas parfait mais y’a un vrai mieux, promis ^^